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Week-End Frénétique
Week-End Frénétique
11-12-13 septembre 2020 au Polygone étoilé


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Le programme détaillé en PDF est là

L’interdiction des manifestations publiques a succédé au temps du confinement et le grand écran s’est depuis resserré à la petite fenêtre de nos ordinateurs individuels, la respiration collective devant un même film devenue par là une expérience en sommeil. Festivals annulés, salles fermées ou désertées, voilà des centaines de films qui n’ont pas été projetés en public, ou au mieux en ligne sur quelques plateformes.

Des cinéastes travaillant des années à la fabrication de films qui ne seront pas ou peu vus – ce n’est pourtant pas une nouveauté. Comment repenser aujourd’hui, à l’aune de cette crise éclairante, la circulation des œuvres et le dialogue entre les films, le public et les créateurs?

Retrouvailles de rentrée, donc, au Polygone étoilé pour un week-end de débats et de projections autour des questions de diffusion, vues par les cinéastes et en compagnie de programmateurs de salles et de festivals, d’exploitants de salle, de producteurs et distributeurs, qui s’engagent.

Trois jours et trois nuits pour faire et défaire… Chacun parlera comme s’il avait la liberté d’un artiste et le pouvoir d’un ministre ou mieux d’un ambassadeur – du cinéma !


Film flamme

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VENDREDI 11 SEPTEMBRE

9h30 Pour commencer un film où l’on parle d’un cinéma libre et peu coûteux, d’industrie et de création… Un film d’il y a 50 ans, qui atteint notre présent (40’).

10h30 > 12h30

TABLE RONDE N°1 : DE LA SÉLECTION
Les festivals demeurent des lieux de découverte et d’échanges, et l’occasion pour les cinéastes qui parviennent à être sélectionnés de partager leur travail avec le public et leur pairs. Mais avant d’en arriver là, quels sont les rouages de la fabrication d’un festival?
Nous nous interrogerons sur leur rôle annoncé de révéler et diffuser la création cinématographique contemporaine, et les constats d’une certaine standardisation dans les méthodes et les programmations.
Le nombre des films reçus est toujours plus faramineux, doit-on vraiment s’en plaindre? Mais qui regarde ces 3000 films, et comment? Que trouve-t-on dans les poubelles des festivals? Une fois le premier écrémage effectué, qui choisit, et encore une fois, comment? Comment se remplissent les grilles?
Et puis après, que se passe-t-il dans la vie d’un film une fois le festival terminé? Quelles sont les relations entretenues avec les salles de cinéma?

Parmi nos invités : Damien Truchot (cinéaste, programmateur au Cinéma l’Archipel à Paris jusqu’en ce début d’année), Adrien Faucheux et Stéphane Bonnefoi (cinéastes, programmateurs à Lussas), Camille Varenne (cinéaste et sélectionneuse de la Sélection Internationale et du programme Regards d’Afrique au Festival du Court Métrage de Clermont-Ferrand)…


12h30 > 14h REPAS


14h Cédric Mazet Zaccardelli, Olivier Rignault, Damien Truchot
CONTINU / 39’, 2014
Le film a commencé avec le «nous». «Nous» n’était pas là au départ et nous ne savons pas à quel moment il est arrivé. Il y a donc eu un avant le commencement. Le début du montage n’a pas été la fin du tournage, mais celle de toute idée de scénario ou d’intention à tenir. Tout s’est enchaîné ensuite en considérant simplement les choses comme à l’œuvre, sur le métier, au fait. Continu n’accomplit pas une histoire, il n’est pas thématisable. Alors comment en parler? Peut-être en disant que «nous» a été exposé au travail et que cette exposition a engagé un film. Ce qui est sûr, c’est que c’est un film avec de la danse, de la ville, des voitures et des passants, un film avec du vert et du jaune.

15h45 Ouahib Mortada
MINEURS / 47’, 2020
Première à Lussas 2020, film présenté par Adrien Faucheux et Stéphane Bonnefoi
A Jerada, dans l’est marocain, chaque jour qui passe est une nouvelle naissance. Après la liquidation des charbonnages, la malédiction du charbon a frappé les habitants de cette cité ouvrière. «?Les mineurs ne peuvent être que mineurs…? » La rumeur a fait son chemin. Les enfants des mineurs à leur tour sont devenus mineurs à double titre. Ils se sont armés de pioches, de massettes, de burins et de cordes usées, ils n’ont pas d’autre choix. Au fond il n’y a qu’à creuser.

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17h30 Robert Kramer, une recherche de David Yon
«Pour vivre hors-la-loi, il faut être honnête»

DEAR DOC / 35’ / 1990
Robert Kramer s’adresse à son complice Paul McIsaac, alias Doc, le personnage principal de Doc’s Kingdom et de Route One/USA.
Film distribué par Documentaire sur grand écran. Projection exceptionnellement à titre gracieux.

«De la télévision aux téléphones portables, en France, en 2019, il y avait en moyenne 6,5 écrans par foyer. Et dans un même mouvement, la cinéphilie classique est en train de disparaître. Selon les chiffres du CNC, en 2006, 14,9% des entrées en salle étaient faites par les personnes de 60 ans et plus. En 2018, elles représentent 30,2% des entrées. La critique des films peut-elle encore agir sur les spectateurs, pendant que le système marchand et les politiques culturelles contribuent à vider la création de son sens et à l’isoler des citoyens ? Pour que le cinéma puisse encore avoir une intensité d’action, tout est à réinventer, de l’économie aux manières de le partager. En 1991, un an avant sa disparition, Serge Daney confiait à Philippe Roger : « Pour que le cinéma ait de la valeur, il faut que l’acte de regarder ait de la valeur et ça n’en a que si l’acte de montrer a de la valeur ». Et nous en sommes là, à chercher et à défendre une signification encore possible de ce mot valeur, autre que celle donnée par le marché.» D. Y.

19h30 Claire Angelini
RIRE, JOUER, MOURIR / 10’, 2020
Rire, jouer, mourir est un «film de montage» qui évoque le destin singulier d’Aimos alias Georges Coudrilliers, un acteur de second-rôle du cinéma français d’avant-guerre servant souvent de faire-valoir aux vedettes, mais qui sut imposer sa personnalité faite d’extravagance généreuse et de poésie absurde. Avec ce film qui propose une relecture de l’histoire du cinéma, il s’agit de rendre hommage à cet acteur qui fut aussi résistant et mourut lors des combats pour la Libération de Paris en août 1944.


20h > 21h30 repas

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21h30 Improvisation
DUO UP & DOWN / 30’
Recherche autour des timbres et des dynamiques, des sonorités entre bruitisme et fulgurances de musique classique et traditionnelle, avec Morgane Neplaz, à la harpe celtique et Jean-Christophe Marti, au piano "nonpareil" (piano droit dont on retire les parements pour pouvoir jouer sur toutes les surfaces).

22h Sofia Babluani
PRENDS MA MAIN AVANT LE SAUT/ 72’, 2020
Dans une Géorgie exposée aux tensions interconfessionnelles, l’école-pensionnat du roi Tamar fait figure d’exception, où des adolescents chrétiens et musulmans font les quatre cents coups, ensemble, et parfois tombent amoureux. Cette «île à part» est le fruit heureux d’une histoire d’amour tumultueuse…





SAMEDI 12 SEPTEMBRE


9h30 Petit-déjeuner

10h > 12h TABLE RONDE N°2 : COURTS CIRCUITS DE DIFFUSION
Le public regarde beaucoup de films sur son ordinateur. Si les puristes pouvaient encore minimiser cette pratique, le confinement en a révélé l’importance à un grand nombre de professionnels du cinéma, qui déplorent désormais que les salles réouvertes restent vides. Nous profiterons de ces événements pour questionner d’une part les logiques de programmation dans les salles de cinéma (films porteurs, invitation des cinéastes, séances spéciales, avant-première, etc.) et d’autre part étudier comment elles peuvent s’articuler avec le visionnage des films sur petit écran (en VOD notamment, ou en édition DVD).

Parmi nos invités : Thomas Ordonneau (Shellac Sud), Emmanuel Vigne (Cinéma le Méliès à Port-de-Bouc), Juliette Grimont (Cinémas La Baleine et le Gyptis à Marseille)…


12h30 > 14h REPAS

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14h Mirabelle Fréville
LA BOBINE 11004 / 19’, 2020
En 1946, peu après les bombardements atomiques, une équipe de l’armée américaine tourne un documentaire sur le «Japon vaincu». La bobine 11004 concernant Hiroshima et Nagasaki sera classée secret défense pendant 36 ans.

15h15 Tuong Vi Nguyen Long
ET LE TRAVAIL FUT / 70’, en cours
Au Viet Nam, les salariés d’Officience créent des applications mobiles, développent des logiciels et gèrent collectivement leur entreprise via leur intranet. Dans ce film, leur quotidien croise celui des startups que cette entreprise héberge à Paris. Réunions de travail dans la vraie vie ou échanges par écran interposé… D’un continent à l’autre, des parcours individuels croisent des dynamiques collectives dans le sillage de la révolution numérique : plus de transparence, d’équité, d’entraides, de partage des savoirs et du pouvoir… Vraiment?
En présence de Laurent Lombart, monteur.

17h30 Eléonore Weber
IL N’Y AURA PLUS DE NUIT / 75’, 2020
La scène se déroule en pleine campagne, dans un paysage montagneux ou sur le toit d’un immeuble. Au fond du plan, on aperçoit de fines silhouettes, suffisamment distinctes malgré l’éloignement. Parfois, des hommes à l’allure fantomatique se mettent à fuir, on en déduit qu’ils se savent observés. Ces images proviennent d’hélicoptères. Nous sommes en Afghanistan, en Irak, en Syrie… On voit l’intervention en train d’avoir lieu. Celui qui filme est également celui qui tue.


19h45 > 21h REPAS

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21h Thierry Lanfranchi
DE PASSAGE / 73’, 2019
Suivant le chemin de la transhumance, le cinéaste et sa compagne traversent des paysages magnifiques et font des rencontres inattendues. Ils ne font pas la route mais se laissent porter par elle. Le film se déploie devant nous, avec nous, au gré des sentiers et des autoroutes, dans les cités et les déserts, par les rencontres et les heureuses conjonctions qu’offre le hasard.



DIMANCHE 13 SEPTEMBRE


9h30 Petit-déjeuner

10h > 12h TABLE RONDE N°3 : EN AVANT VERS LE FUTUR
Nous continuerons à avancer avec tous les échanges précédents, en essayant d’amener des propositions concrètes pour une meilleure circulation des œuvres.
Quelques pistes : passer de la sélection à l’accueil? Sortir de la logique de produit? Si nous pensons une diffusion articulée avec les plateformes numériques, quid des lieux physiques et non commerciaux, musées ou galeries, qui brassent un public large?
Où, quand, comment réanimer les débats artistiques directs entre cinéastes, débats qui ont été évacués des commissions d’aides, comités de sélections, programmations de programmateurs et de médiateurs, «Amis du Bon Cinéma» et censeurs de petite vertu?


12H30 > 14h REPAS

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14h Sébastien Téot, Martin Tronquart
FALAISES / 52’, 2019
Une bande de grands ados est embarquée dans un tournage par deux réalisateurs. Mais très vite, les frontières se brouillent entre le film qui se tourne et la vraie vie. À travers les doutes et les élans de l’adolescence, Falaises propose d’y retourner pour mieux se rappeler comment en sortir.

16h Pauline Penichout
MAT ET LES GRAVITANTES / 26’, 2019
Octobre 2018. Mat et ses amies organisent un atelier d’auto-gynécologie dans leur squat à Nantes. C’est l’occasion pour Pauline de faire un portrait de cette jeune femme.

17h30 Olivier Dury et Marie-Violaine Brincard
L’HOMME QUI PENCHE / 94’, 2020
Poète majeur de la fin du XXe siècle, Thierry Metz (1956-1997) travaille comme manœuvre ou saisonnier dans le Lot-et-Garonne. Il transforme chaque étape de vie en matériau poétique. Le film propose de mettre en lumière l’intensité tragique de sa brève existence ainsi que la radicalité de son engagement artistique. 


20h > 21h15 REPAS

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21h15 Sandrine Rinaldi
CAP NORD / 60’, 2012
Une soirée de fête, des amours musicales : cap au Nord, sur un rythme Northern Soul.

22h30 DJ TERRY McKAY
Sandrine Rinaldi est cinéaste, critique de films et DJ occasionnelle. Elle écrit pour "Libération", "Le Masque et la Plume" et "Les Cahiers du Cinéma". Après son film, elle nous fera danser sur une programmation musicale de son choix.
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