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Le Polygone étoilé
1 rue Massabo
13002 Marseille
polygone.etoile@wanadoo.fr
09 67 50 58 23

Plan d'accès




Les premiers messages de soutien
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Pour suivre l'évolution de la situation (et ses premiers résultats) merci de vous reporter à notre page d'accueil.

Fermez là !


La nouvelle nous avait cueillis à froid on peut le dire, des discussions étaient bien engagées avec les institutions sur un nouvel investissement de numérisation des films (dont l'état était le premier partenaire), un programme de sauvegarde d'archives films et vidéos avait pris immédiatement un rythme de croisière puissant et passionnant, prouvant la pertinence de notre choix...

Et puis un mail "No reply" non signé, qui "informe" de ramener à rien des subventions déjà peu honorables au regard des actions menées... la douche froide de décisions imbéciles dans la lignée des non-politiques auxquelles les services cinéma nous avaient habitué et qui font un retour fracassant !
Vous avez été nombreux à nous appeler dès que notre message de colère a été mis en ligne !... Et de premiers messages sur la boite mail sont arrivés que nous vous donnons ci-dessous...

Merci à tous pour votre réaction, elle confirme le rôle artistique et social qu'a joué Film flamme depuis les années 2000 (dont l'an prochain Manifesta veut se faire l'écho à Marseille même !) et qu'il joue encore aujourd'hui avec une équipe renouvelée et internationale de jeunes cinéastes qui prolongent l'exigence et la qualité originelle...
Un rare exemple de transmission réussie... Une école du cinéma qui est aussi un courant profond...

Merci à tous, de l'énergie que vous nous transmettez !... et à travers les premières propositions d'action nous définirons ensemble la suite à donner et la forme (politique et artistique) de notre refus de l'irresponsabilité et de l'aveuglement.




De ADDOC, Paris
Les réalisateurs et réalisatrices d'Addoc - Association des Cinéastes Documentaristes sont nombreux et nombreuses à être passé.es par le Polygone Étoilé, pour la post-production de leurs films, pour les montrer et échanger avec d’autres cinéastes, se plonger dans des cinématographies différentes, riches, stimulantes, pour se réunir avec d'autres associations d'auteur·trice·s. Lieu de l'essai, de l'expérimentation autant que du partage et de la transmission, le Polygone fait figure de modèle dans une géométrie culturelle où les espaces articulant création et diffusion tendent à se raréfier. Son importance fondamentale pour la création cinématographique en générale, documentaire en particulier, son rayonnement ne sont plus à prouver et touchent bien plus que la création locale. La disparition de ce lieu, par manque de moyens suffisants pour exister est pour nous le signe d'une politique culturelle incohérente et dommageable pour tous. Les membres d'Addoc tiennent à affirmer leur solidarité avec l’association Film-Flamme et l'équipe du Polygone Étoilé et espèrent qu'un réel dialogue pourra s'instaurer avec les collectivités concernées.
Le Conseil d’Administration d’ADDOC Association des Cinéastes Documentaristes


De Odile Palanque, fondatrice de l'association Petitapeti Joliette
Merci de donner de vos nouvelles, je suis géographiquement loin de vous mais attentive à l'évolution du "destin". Bon courage !


De Julia Gouin, Paris
Bonjour Martine,
Un petit mot pour vous dire que j'ai été comme beaucoup triste et enragée d’apprendre le risque de fermeture imminente du Polygone étoilé. 
La situation a été rappelée plusieurs fois ici, en direct du forum de la Coordination nationale des lieux intermédiaires et indépendants à Rennes. 
Ne vous laissez pas faire ! 


De Lou Zak, étudiante Master documentaire, Université de Provence
Je viens de me rendre sur votre site et j'ai vu votre publication sur la fermeture du Polygone.
Je suis vraiment très triste que vous soyez obligés de fermer vos portes car j'avais vraiment beaucoup aimé ce lieu et toute votre équipe (malgré le peu de temps que j'ai passé parmi vous)
J'étais admirative de vos engagements et de vos actions.
Je vous souhaite beaucoup de courage, et merci pour ces deux semaines de stage !


De Leila El Fani, Marseille
Pour avoir connu le Polygone à ses tout débuts, pour y avoir découvert des merveilles et en avoir appris tant et tant sur le cinéma amateur, professionnel, populaire et expérimental (même le pire dans ce dernier cas), pour avoir vu tout le travail, le talent et la ténacité des équipes qui se sont succédées, pour avoir retrouvé le Polygone 12 ans plus tard et avoir constaté que tout ça avait porté ses fruits, avait installé, toujours dans le même esprit d'une salle de quartier, à la disposition de tous, avec la même confiance des cinéastes, je SOUTIENS et SOUTIENDRAI le Polygone Etoilé à qui je dis encore, MERCI D'EXISTER !
Leila EL FANI


De Mathilde, monteuse, Paris
Triste nouvelle. Si j’ai bien compris : sans augmentation des subsides, pas de Polygone. Une subvention venant de l’Etat est nécessaire. La semaine asymétrique, Polygone, c’est un pan du cinéma. C’est triste triste .. 
Trouver une solution... Merci de tenir informé. Comment peut on être utile, un ciné manifeste ? 
 

De Barbara Sarreau, chorégraphe, Marseille
Cher Polygone étoile 
Je suis vraiment triste de lire votre mail 
Je n'étais pas au courant de vos difficultées financières.
Cela me peine vraiment, Oui que font nos politiques ! Que regardent-ils, des actions des associations ? 
Courage pour vos choix 


De Karine de Villers et Mario Brenta, cinéastes, Rome / Bruxelles
Chers amis, nous sommes de tout cœur et de tous les combats avec vous même si nous sommes loin physiquement. Le compte rendu du 11 juin donne à espérer que le Polygone n'est pas mort et qu'il a encore devant lui des jours "heureux".
Dans la tempête qui secoue le Polygone depuis longtemps il y a aussi de bonnes nouvelles notamment pour notre film "Le sourire du chat" qui vient de recevoir le prix du Meilleur documentaire au Festival International de l'Environnement  Cinemambiente de Turin. La motivation : "Un regard capable d'investiguer la complexité du présent et les contradictions des réalités urbaines  à travers un emploi poétique de la caméra et du langage cinématographique."
Nous tenions à le partager avec vous car sans l'aide précieuse du Polygone, le soutien indéfectible de Martine,  la collaboration de Yann, Séverine et Matthew ainsi que des Résidences Ligne d'erre le film n'aurait jamais vu le jour. Amitiés,
Karine et Mario


De Claire Angelini, cinéaste, plasticienne, Munich / Paris
Désolée de répondre si tard, trop de choses en ce moment dont deux décès proches (et l’un deux, symboliquement, c’est celui de Freddy Buache qui a fondé la Cinémathèque suisse), c’est dire que le sentiment qu’un monde est en train de mourir me percute de plein fouet.
Pas possible que le Polygone ferme ?
Si, il faut qu’il ferme. C’est dans l’ordre des choses.
L’Ordre d’un monde mis au pas où la seule réponse à la détresse est de crever des yeux et d’arracher des mains.
Je pense ici à Dziga Vertov qui était passionné par la question du regard : regarder autrement le monde, pour créer une société nouvelle…
Aujourd’hui la société que l’on regarde en face, avec ses LBD40, elle vous aveugle, littéralement.
Ce n’est pas un détour, ici à FF, il fut longuement question de regard et de politique. C’est dire…
Oui il est dans l’ordre des chose que le Polygone ferme.
Il faut étrangler les derniers espaces de liberté qui nous restent.
Il ne faut pas qu’il reste une seule miette d’utopie.
Circuler, il n’y a plus rien à voir.
En marche vers le fascisme et crevez-en tous!
Hélas, dans le tous, nous nous trouvons nous-mêmes.
Que dire?
Que cette violence-là faite au Polygone, rejoint celle faite aux hôpitaux publics, aux cheminots dont on a détruit l’outil de travail, aux écoles mises au pas par la «Confiance-Blanquer», aux travailleurs précarisés, etc, etc, etc, etc.
Cela veut dire aussi que nous nous sommes peut-être trop considérés comme une île, et qu’il fallait aussi, ailleurs, se mobiliser politiquement. 
Besoin de rien, quel beau slogan c’était à l’heure où nous voulons toujours plus et où la planète crève.
Besoin de rien sauf de l’essentiel qui n’est pas à vendre.
Sublime irrécupérabilité de ces films-là, de ces rencontres-là, qui n’avaient littéralement pas de prix, qui tenaient à des histoires de dons, d’amitiés.
Faire entendre cette gratuité aux nouveaux managers de ce monde c’est comme parler une langue inconnue à des inconnus.
Le Polygone ferme mais c’est beaucoup plus qu’un lieu qui ferme, un atelier qui ferme, une salle de projection qui ferme. C’est la disparition d’une forme d’être au monde.
De cela, nous serons nombreux à être longuement orphelins. Et même ceux qui ne connaissaient pas le Polygone, qui n’y sont jamais allés, ils éprouveront ce manque…


De Luc Joulé, cinéaste, Marseille
Avec nos amis du PEROU, Jean-Michel Frodon et Sébastien Thiéry, je serai mardi soir à Martigues,
pour la première séance d’une programmation conjointe sur les questions de l’accueil et de l’hospitalité. deux questions que le Polygone étoilé s’est efforcé de faire vivre avec détermination et enthousiasme. Je serai de tout cœur avec vous. Pensées fraternelles.


De Damien Cabanes, artiste, Paris
PARIS PRINTEMPS 2019. Notre Dame s’enflamme - Film Flamme s’éteint - Le nationaliste s’empare des élections - Quelle tristesse ! Signes apocalyptiques ! « Il faut agir vite » pour raviver la flamme qui une fois éteinte ne pourra plus être rallumée. Film flamme « le lieu de tout les possibles » est un joyau qu'il faut préserver à tout prix. Ici se rencontrent sans hiérarchie sans censure ni sélection tout le monde (comme dans une cathédrale) ; de grands réalisateurs confirmés français et étrangers avec de simples amateurs à qui on a donné la possibilité de créer , avec des désespérés au chômage qui ont retrouvé un sens à leur existence, de jeunes adolescents délinquants du quartier qui se sont introduits par les fenêtres en espérant voler quelques euros et qui sont ressortis par la porte accompagnés par les membres de l'association avec des caméras et un projet de film. Des bijoux cinématographiques ont été réalisés et produits avec peu de moyens mais beaucoup de convictions par cette association comme par exemple : « Lettre à la prison », « Marguerite et le dragon », « La canne de Nietzsche » etc....... Les grandes choses parfois naissent là où on ne les attend pas. La Croisette a besoin de son complément antagoniste à une centaine de kilomètres sans tapis rouge, sans palme, sans or, sans argent mais avec beaucoup de créativité. Ce lieu tire sa force de sa fragilité. Le maire de Paris a offert l'Hôtel de Ville pour protéger le trésor de Notre Dame: « la couronne d’épine « dont l'authenticité est peut-être douteuse. Que font les institutions pour raviver la flamme du Polygone étoilé ? Damien Cabanes


De Jean-Michel Frodon, critique, professeur associé à Sciences-Po, Paris
Un message de soutien et d'inquiétude depuis la lointaine capitale, d'où je suis les activités inventives et nécessaires du Polygone, amitiés.


Communiqué de l’Association des Auteurs et Réalisateurs du Sud-Est

Nous réagissons à l'appel d'urgence annonçant la fermeture du Polygone étoilé, faute de soutien suffisant de la part du Conseil régional Sud-PACA et du Conseil départemental des Bouches-du-Rhône.

En tant qu’association régionale d’auteurs-réalisateurs, nous tenons à apporter notre soutien et à rappeler le rôle essentiel qu’un lieu tel que le Polygone a pu jouer dans la faisabilité et la visibilité d’un grand nombre de films.

Le lieu accueille des démarches de création diverses, quelle que soit leur provenance, pour un simple échange, une numérisation, du matériel de tournage, une projection publique ou une projection de travail, voire un accompagnement complet dans les étapes de post-production d’un film… À ce titre il joue un rôle essentiel dans les rouages de la production. Le bilan de l’association Film Flamme - Polygone étoilé n’est plus à prouver.

À l’heure où le Conseil régional organise une grande concertation pour « structurer la filière », et nous sollicite pour réfléchir aux moyens de soutenir la création et la production, nous réaffirmons la nécessité de préserver aussi l’existant qui se traduit par tous ces lieux de réflexion, de production, de diffusion du cinéma, tel que le Polygone étoilé.

Les liens entre l’AARSE et le Polygone étoilé ont toujours été étroits : nous organisons depuis plusieurs années des temps d’échange et de débat lors de la Semaine asymétrique*. En 2015 nous y avons organisé les premières Assises de la création cinématographique indépendante, rassemblant à Marseille les associations d’auteurs régionales de la Boucle documentaire, ainsi que l’ACID, la SRF, Addoc. C’est évidemment sans compter l’accueil répété de nos réunions et le soutien inconditionnel de nos activités.

Nous perdons certes un partenaire. Mais en acceptant la fermeture du Polygone étoilé, en tant qu’élu-e-s vous entérinez surtout la disparition :

    - d’une salle de cinéma,
    - de deux salles de montages (dans une période où tous les professionnels s’accordent à dire qu’il y a un déficit en région),
    - d’un outil de numérisation des supports analogiques,
    - d’un espace où les films peuvent être fabriqués librement dans un contexte de production toujours plus difficile.

En tant que professionnels résidants et exerçant en région, nous soulignons en permanence la nécessaire implication des associations dans nos activités (éducation à l’image, prêt ou location de matériel, accompagnement à l’écriture…), tout en étant complémentaires avec les dispositifs de l’industrie audiovisuelle et cinématographique. Et puis en terme d’équilibre territorial, les associations demeurent des endroits où la création n’est pas une affaire d’élites !

L’AARSE participe activement à la concertation régionale, nous sommes témoins que tous les acteurs s'accordent à défendre qu'il faut valoriser et coordonner ce terreau local. Il est question depuis deux mois de « soutien aux auteurs », de « maison du cinéma », de « décentralisation », « résidence », « transmission », « patrimoine », « émergence »… Tous ces termes trouvent des réponses possibles au Polygone étoilé. Il y aura toujours d’autres solutions à inventer, est-ce que cela doit forcément se faire en écrasant celles qui font leurs preuves ?

C’est dans le prolongement logique de tous ces constats que nous appelons les élu-e-s du Conseil départemental des Bouches-du-Rhône et du Conseil régional Sud-PACA à revoir leurs conclusions concernant les baisses de financement votées afin de permettre à l'association Film Flamme – Polygone étoilé de sortir de la précarité vécue ces dernières années et de mener à bien ses activités.

Le Collège solidaire de l'AARSE


De Camille Pradon, cinéaste, Paris
Quelle tristesse d'apprendre la fin du Polygone Étoilé, une équipe composée de personnes fantastiques et passionnées qui portaient et porteront toujours avec force -je l'espère- des engagements d'un cinéma ouvert à l'expérimentation, à l'autre et au monde.
J'ai eu la joie d'y présenter les films No rush en 2017 et Sans sommeil en 2018... Les rencontres et les projections des "semaines asymétriques" qui rythmaient et éclairaient nos mois de décembre vont cruellement me manquer.
Tout mon soutien à Film Flamme et ses membres que je remercie chaleureusement pour leur accueil ces deux années de suite, pour la qualité des échanges dont nous avons tous été témoins devant et avec les films des réalisateurs invités.


De Périphérie, centre de création cinématographique à Montreuil
PÉRIPHÉRIE EST SOLIDAIRE DU COMBAT DU POLYGONE ÉTOILÉ, SON ALTER EGO MARSEILLAIS.
COMPTEZ SUR NOTRE SOUTIEN !
LE CONSEIL D'ADMINISTRATION : Dominique CABRERA, Patrice CHAGNARD, Matthieu CHATELLIER, Daniel CLING, Matthieu DIBELIUS, Antoine LAURENT, Alexandra MÉLOT, Chantal RICHARD, Catherine ROUDÉ, Anne-Catherine WITT, Caroline ZÉAU


De Frédéric Danos, cinéaste, Paris
dégueulasse, impossible, dégoûtant !
je ne serai pas à marseille le 11 juin
mon cœur en rage avec vous


De Pierre Merejkowsky, cinéaste, Paris
Marseille. Le polygone étoilé. No reply. Des marches. Une porte blindée. Deux salles de montage, mixage. Un escalier. Un comptoir. Des chaises. Des fauteuils. Une fresque. Une salle de cinéma.
Le polygone étoile No reply Le polygone no reply
Entre les films projetés, pas des paroles de palmarès du film, de coût du film, de carrière du film, de plan de carrière du film
Mais des intentions, questions, diatribes soudaines, ou silences ou
Critiques, exigences
Mises en perspectives,
Invectives
Accusations auto accusations
Accusations collectives
Sourires
Rires
No reply
Et
Pendant la projection ou après la projection, gratuité des plats cuisinés avec soin, des boissons sans vigile, contrôle, caméra de surveillance.
Un message électronique, No reply, sans possibilité de réponse, a annoncé l’arrêt du financement du polygone par le Pouvoir élu avec leurs propres financements.
No reply
A l’image du Respect, de leur Respect, de leur Démocratie, de leur Laïcité, de leur Vivre ensemble.


De Denis Gheerbrant, cinéaste, Paris
Atterré je suis : comment imaginer Marseille pour un cinéaste étranger à la ville sans le Polygone étoilé ? Comme un ciel sans étoiles ? Comment alors les navigateurs vont-ils s’orienter ? Ce lieu qui mêlait si joyeusement les habitants du quartier et les cinéastes de passage, vieux, jeunes, expérimentés, novices, m’est nécessaire, je peux ne pas y aller, savoir qu’il existe m’est nécessaire.
Continuez, ne serait-ce que d’une manière informelle. N’hésitez pas à nous, me, solliciter.


De Matilda Holloway, artiste et cinéaste, Toulouse
Quelle chose rageante. Je ne pourrai vraiment pas être des vôtres la semaine prochaine, mais cette nouvelle tourne dans ma tête depuis la semaine dernière.
C'est moche cette direction (générale) des répartitions budgétaires, j'ai peur que cela n'aille qu'en s'empirant. Mais je ne suis pas la plus optimiste!
En tout cas je serai heureuse de connaître la suite des événements, quelles qu'elles soient...
Le peu de temps que j'ai passé avec vous m'a convaincu que le Polygone était spécial, une bouffée d'air frais, un espace de liberté . . .


De Philippe Lignières, cinéaste, Sète
J'apprends avec consternation la situation où se trouve le Polygone étoilé.
Je comprends parfaitement les raisons de votre décision. Je garde d'excellents souvenirs de mes trop rares passages chez vous, et des moments de mémorables discussions, avec Jean-François notamment, auquel j'envoie également mes plus chaleureuses salutations. Même si la situation est très grave, et dans une certaine mesure incontournable, j'imagine que l'aventure, et avant tout le combat, ne vont pas s'arrêter là.
Dans la mesure où des gens totalement périphériques comme moi peuvent être d'une quelconque utilité, je suis à votre disposition pour toute démarche nécessaire, ou autre.
Très solidairement, Philippe


De Petitapeti, association qui accompagne les enfants dans leurs apprentissages, Marseille
Pour nous, le Polygone Étoilé c'est un partenariat qui dure depuis des années... pour du cinéma bien sûr (projection, ateliers) mais souvent ils nous ont accueilli généreusement pour nous dépanner car nous sommes bien à l'étroit dans nos 44m2... rien que cette année nous avons mené ensemble un atelier cinéma pour les enfants qui a débouché sur deux films, une projection, un chantier avec les jeunes du quartier, un accueil tous les mercredis matin... des projets pour l'année prochaine... Tout ça est bien triste. Rendez-vous le 11 juin à 18h pour leur conférence de presse.


Pierre Guéry, Marseille/ Auteur Performeur
Le Polygone est un lieu mythique et singulier, quasiment unique en France, ce serait un désastre qu'il disparaisse ou soit perverti. Il a entre autres accueilli les programmations et ateliers de Peuple et Culture Marseille dès les premiers temps de l'association avec un soutien constant durant plusieurs années et nous y avons eu des soirées riches et inoubliables, des débats houleux et passionnants sur le documentaire de création.


De Mario Brenta / Cinéaste, cofondateur de la Semaine asymétrique, fondateur de Ipotesi Cinema, Rome, Italie
Forza ragazzi ! Allez les enfants, pas d'euthanasie mais ravivez la Flamme... le Polygone est comme le Phoenix. Mario


De Tonino de Bernardi, cinéaste, Turin, Italie
J'ai partecipé avec mes films à LA SEMAINE ASYMETRIQUE à partir de 2010 pour chaque année. L'accueil du Polygone vers moi (et ma femme) et mon cinéma a été toujours extraordinaire! Comme ça nous avons appris à connaitre Marseille dans une de ses réalités les plus vivantes, vraies et touchantes! Je veux temoigner ma presence à coté du Polygone Etoilé. J'aimerais faire quelquechose de concrét pour sauver le Polygone. Pouvais vous me dire? Je reste en attendant. Je suis Tonino De Bernardi, réalisateur italien de Turin. Pour moi, venir chez vous à Marseille est comme parteciper chaque fois à la création d'un pont entre l'Italie e la France, entre les cultures et les populations, les peuples. Comment on peut detruire ça? J'ai connu Jean-Francois Neplaz mais aussi la génération plus nouvelle de Marta Anatra et les autres, et tout a continu à se passer très bien


De Elena Tammaccaro / Directrice adjointe Immagine Ritrovata, Cineteca di Bologna, Italie
Cher Jean-François,
Ca fait du mal de lire ça. Toute ma solidarité et bon courage.
Je t’embrasse, Elena


De Amandine Ferrando, cinéaste, Lyon
Bonjour Martine,
J'ai les larmes aux yeux et la colère qui monte en lisant ton mail.. alors ça y' est on y est, après des mois a tenir la tête hors de l'eau...
Je suis écoeurée par ce qui se passe.
Le Polygone est un lieu unique, il n'y en a pas deux comme ça en France .
Et pour moi c'est un lieu qui m'a aussi redonné le sourire et donner la possibilité de retrouver un espace de calme et de création.
Il est difficile pour un artiste de trouver des endroits ou l'on nous accueille à moindre coût, un lieu ou on peut partager nos créations ; les faire évoluer, les travailler, les montrer tous en ayant la possibilité de se reposer dans un bel appartement calme et chaleureux.
C'est normalement quelque chose de coûteux qui ne m'était pas accessible pour ma part. Le Polygone me l'a permis .
Il est rare aujourdhui de trouver des lieux ou l'on croise des cinéastes en travail qui viennent de partout.
Le polygone permet cela, le polygone crée des liens, crée des ponts .
Mais ce n'est pas que ça. Ce lieu et institution m'a emue, car c'est un lieu qui ne rejette personne, c'est un lieu qui prend en considération que aujourdhui tu n'a pas les moyens mais peut-être demain ça changera et inversement.
La simple participation libre des repas et de la semaine asymétrique est magnifique. Pourquoi ? Car tout le monde est égal, tout le monde peut manger, il n'y'a plus de classes sociales, il y'a des gens qui cuisinent ensemble, qui mangent ensemble, regardent des films ensemble et en parlent, le reste n'existe pas. Et ça c'est rare, c'est malheureusement en voie de disparition. Vous êtes des lucioles et pour ce faire je citerai une phrase que j'aime beaucoup et cite souvent qui illustre ma pensée et le collectif que nous avons créé moi et des amis ( collectif de l'instant ) et qui va aussi très bien au Polygone .

"Les lucioles n’ont disparu qu’à la vue de ceux qui ne sont plus à la bonne place pour les voir émettre leurs signaux lumineux. On tente de suivre la leçon de Walter Benjamin, pour qui déclin n’est pas disparition. Il faut « organiser le pessimisme », disait Benjamin. Et les images — pour peu qu’elles soient rigoureusement et modestement pensées, pensées par exemple comme images-lucioles — ouvrent l’espace pour une telle résistance"
“Survivance des Lucioles “George Didi-Huberman

Vous défendez des choses vitales, nécessaires. Vous défendez ce qui ne doit surtout pas se perdre.
Merci pour ça . <3

Je ne peux être là le 11 mais je serai sans doute à Marseille début juillet. Nous nous verrons.
Je relaie l'info à tout ceux que je connais et je suis avec vous dans ce combat .

Merci pour tout, vraiment.
FORCE ET COURAGE !
et oui faisons du bruit ! Ne lâchons rien !
Si je peux aider dites moi.
Je vous embrasse fort !
Courage, merci et encore Bravo !


De Chloé Scialom, monteuse, Marseille
Chère Martine, chers tous,
Ces quelques notes :
Face à cette vague destructrice qui touche bien des lieux, comme en Italie, fermeture du festival de Trieste Imilleocchi, récemment, faute également de subventions et un peu partout, lieux dont les choix et les pratiques font cas d'exception et d'alternative. C'est la politique qui en faisant le choix de ses intérêts génère l'esthétique qu'elle prône pour son temps.
S'il est question maintenant de la fermeture du Polygone Etoilé, il reste peut-être à distinguer la question de l'existence de la salle et du lieu, les charges qui y sont liées, la nécessité qu'une équipe la fasse vivre, de l'existence de Film Flamme et de la dynamique des auteurs (réseau informel de cinéastes entretenant un dialogue autour de la création et capables de mutualiser le matériel et les pratiques). Il serait peut-être possible de recréer une telle dynamique autour d'un autre lieu sur Marseille... Si les forces et l'envie y sont encore, ou qu'elles se manifestent. Pensées à tous et forts souvenirs, Chloé


De Jean-Pierre Thorn, cinéaste, Paris
Chers ami(e)s,

Je suis absolument scandalisé et consterné par cette sinistre nouvelle de la fermeture programmée du POLYGONE ÉTOILÉ que je ne peux accepter !

Je sais bien que depuis des années - mis à part la ville de Marseille - les subventions de fonctionnement provenant du département des Bouches du Rhône et de la région PACA allaient s'amenuisant. Mais aujourd'hui le risque de fermeture définitif d'un tel laboratoire de création en région est absolument honteux !

C'est l'aboutissement d'une pensée économiste débile qui ne fait pas le lien entre la dynamique que crée un tel espace de soutien à la création en région et le renouvellement de l'industrie que cela favorise globalement. Que ce lieu unique en France ait permis de faire se rencontrer des cinéastes aussi divers, de Bruno Muel à Boris Lehman, avec des inventeurs tels Jean-Pierre Beauviala, cela crée des jalons pour réinventer l'industrie de demain. Ne pas voir cette dynamique en action, c'est manifester une cécité politique grave !

Jamais un film comme "Je t'ai dans la peau" (que j'avais réalisé à Marseille à la fin des années 80 avec l'implication exceptionnelle de centaines de techniciens et comédiens non professionnels) n'aurait pu retrouver une deuxième vie sans le soutien du POLYGONE ETOILÉ avec la fabrication du livre DVD qui lui a été consacré et l'édition d'un DCP par la cinémathèque de Toulouse. Grace au Polygone Etoilé, au soutien de la collection "cinema hors capital(e)"impulsée par les Editions commune, ce livre/dvd n'aurait pu être distribué en centaines d'exemplaires en lien avec une rediffusion en salles indépendantes et dans les médiathèques publiques. Idem pour la redécouverte du travail de cinéastes aussi importants que Bruno Muel ou Marc Scialom et tant d'autres...

Comment le département, la région, ne voient-ils pas qu'un tel lieu de recherche cinématographique et de soutien à la jeune création est un lieu original unique, qui soulève l'admiration de tous en France et hors de nos frontières, auprès de tous les cinéastes indépendants ?!

Ne pas comprendre qu'une industrie comme celle du cinéma (comme toutes les industries) doit avoir des laboratoires de recherche pour révéler de nouveau auteurs, soutenir de nouvelles écritures cinématographiques, de nouvelles façons de raconter des histoires, de regarder le monde... tout en maintenant un lien vivant avec les habitants d'un quartier et avec les cinéastes locaux... c'est ne pas comprendre qu'un tel outil est exceptionnel !

Lui tordre le cou, le détruire aujourd'hui, c'est lamentable, contraire à la politique dite de "l'exception culturelle" que les politiques clament à tout bout de champ en faisant le contraire.

Je rapproche cet étranglement que subissent les ami(e)s du Polygone ETOILÉ des coupes budgétaires que subissent sur France Musique cinq émissions de création musicale (voir la pétition qui circule actuellement  https://www.rythmes-croises.org/petition-pour-le-maintien-de-la-creation-musicale-a-lantenne-de-france-musique/) Cela devient une constante de la politique ultra libérale "macronienne" (faisant suite à celle de Sarkozy et Hollande) pour couper les branches de la création qui semblent "déficitaires" ou "minoritaires" (!!!) pour concentrer les soutiens publics sur les industries "mainstream". Sans comprendre que c'est justement parce qu'il y a une diversité foisonnante de la recherche, l'invention de nouvelles formes, de nouvelles façons de raconter, que l'on fait s'épanouir de nouveaux auteurs qui ré-insufflent de la vitalité à l'industrie dans son ensemble.. 

C'est parce qu'il y a eu un jour "le bide" apparent de "La règle du jeu" de Jean Renoir que 40 ans après il devient un chef d'oeuvre pour tous les cinéastes du monde. Toutes les industries qui se portent bien sont celles qui investissent des sommes considérables dans des laboratoires de recherche (automobiles, pharmaceutiques...etc) Pourquoi cette règle ne s'appliquerait pas à fortiori dans les industries culturelles ! Quelle bêtise de croire l'inverse ! Quelle absence de réflexion à long terme !

C'est la raison pour laquelle je pense que le soutien à l'association Film Flamme / le Polygone ETOILÉ, dépasse de loin le seul enjeu local et devient un combat national qui doit interpeller la directrice du Centre National du Cinéma et le Ministre de la Culture.

Je propose donc qu'on lance sur change.org une pétition nationale adressée à la directrice du CNC et au Ministre de la Culture. Et si leur silence devait persister, que l'on décide les formes d'une action collective symbolique allant occuper une de ces institutions qui permettent cette nouvelle destruction de la création indépendante en région.

L'enjeu de la survie du Polygone devient un enjeu politique pour tous les créateurs, tous les producteurs indépendants, tous les diffuseurs-exploitants de salles, tous les critiques et organes de presse réfléchissant au devenir du 7e Art.

Si votre prochaine conférence de presse du 11 juin tranche en faveur d'une telle campagne de mobilisation via les réseaux sociaux, non seulement je m'inscris pour y participer, mais de plus je suis volontaire pour la faire circuler au maximum.

Face aux attaques honteuses contre la création indépendante, la seule manière de résister c'est de faire circuler le plus largement possible l'information et d'appeler cinéastes et publics à des actions pour manifester leur colère. 

Y en a assez de se faire détruire en fermant sa gueule ! "No Pasaran !" Je reste de tout coeur à vos côtés.
Avec toute mon amitié
Jean-Pierre Thorn


De Lenio, Grèce
Je m appelle Lenio, je suis grecque et j'ai fait un passage de Marseille en 2013-2015 travaillant au Mucem. 
J'ai visité Polygone Étoilé pour une et seule soirée. Il était Juin 2014 et je suis venue avec des camarades du boulot pour la projection d'un film sur le port de Marseille accueillant des immigrés. Le film lui même fût un grand coup du cœur, mais c'était pas que ça.... Puis on a mangé, on a bavardé en faisant la vaisselle, on a fait la fête jusqu'à l'aube.    
Merci l'une de mes familles Marseillaises!
J'oublie pas la chaleur et la créativité


De Matthieu Duperrex, Philosophe, co-fondateur et directeur artistique d'Urbain, trop urbain, Toulouse
Pourquoi ça ne m'étonne pas? L'engagement de terrain est partout dézingué avec application. Si l'on peut à la rigueur comprendre l'injonction des institutions au renouvellement, pourquoi celle-ci est-elle systématiquement précédée d'une asphyxie méthodiquement coordonnée ? Comme disait Rousseau, la volonté générale ne se trompe pas mais elle peut errer…


De Nicolas Rey / Cinéaste, Laboratoire partagé L’abominable, La Courneuve
Ah la la …. je comprends votre colère ! quelque chose qu’on puisse faire ??


De Christine Breton / Conservatrice honoraire du patrimoine, Marseille
Ancienne directrice de musée et chargée de mission art contemporain à Marseille
Absente ce 11 juin pour la conférence de presse je me permets de vous adresser tous mes vœux d'éloquence pour que les oreilles s'ouvrent. Bon courage.


De Manon Coubia, cinéaste, Bruxelles (Léopard d'or au festival de Locarno pour son court-métrage L'immense retour, accueillie en résidence Lignes d'erre)
Que pouvons nous faire ? du bruit on va en faire jusqu'à Bruxelles... prévenir le plus de copains, encourager les journalistes à faire un vrai papier, bref nous faisons tournez l'information
un peu démunis quand même...
des pensées pour tous…
Ps : A chaque foi qu'on me soumet aux bêtises des "juges", je me dis alors au fond de moi qu'il existe encore un refuge où il sera toujours possible de faire autrement... et puis non il semblerait qu'on nous laisse plus le choix du tout...


De Anna Feillou, cinéaste, Bordeaux / La Boucle documentaire
Quelle triste nouvelle. Et tellement révoltante. Amitiés. Anna.


De Louis Alesandrini, Marseille
Un des seuls lieux de création cinématographique en danger de disparition définitive à Marseille du fait des politiques désastreuses des diverses institutions locales et nationales.


De Jules Desgoutte, Co-coordination ARTfactories/Autre(s)pARTs
C’est bien triste !
Est-ce qu’on peut faire quelque chose ? Est-ce qu’on peut porter une parole du polygone au 3è forum ?
Et/ou avez-vous une tribune à faire suivre au sein de la CNLII ? La communauté peut servir de porte-voix…
On peut aussi faire de l’affichage : on a une fresque des lieux, vous pouvez nous envoyer texte affiche photos. Je sais que c’est peu de choses, mais parfois les petites choses comptent !
Et si vous avez quelque espoir de sauver le lieu, n’hésitez pas à solliciter notre aide : on sait ce qu’un lieu comme ça représente comme histoires, et combien de temps il faut à son invention.
Et si la décision de fermeture est irrévocable, savez-vous ce que vous allez faire de vos archives ?
Conserver au moins la mémoire de ce qui s’est tenu là serait important, et nos lieux quand ils ferment bien souvent l’emportent avec eux.
A cet endroit-là aussi, n’hésitez pas à nous solliciter !


De Stephan Dunkelman / compositeur, Bruxelles
Bonjour, Merci de me tenir au courant de la suite ?
Je suis trop loin et trop occupé pour être là dans ce moment noir de l’existence du Polygone…


De Chantal Maire, Ex-directrice de la MJC de Martigues
Je suis désolée d'apprendre cette nouvelle. Plutôt très en colère mais vous connaissez...
Je ne pourrai pas être avec vous le mardi 11 juin, mais j’espère que des solutions ou bout de solutions pourront être trouvées pour ce lieu qui compte beaucoup dans cette région.


De Jean-Pierre Daniel, cinéaste, fondateur de l’Alhambra à Marseille
Décidément l’actualité ne nous surprend plus. Je suis sidéré, très triste et solidaire. Je ferai tout pour être avec vous le 11 juin.
Je vous embrasse tous.


De Bruno Muel, cinéaste, écrivain, et Francine Muel-Dreyfus, Chef de travaux au Centre de sociologie de l'éducation et de la culture de l'École des hautes études en sciences sociales, Meudon
Chers amis,
D'où nous sommes, nous vous accompagnons. Francine reçoit les infos par la messagerie de l'EHESS et nous voyons que nous ne sommes pas les seuls en colère devant ces politiques culturelles méprisantes. On vous embrasse.


De Marion Lary / cinéaste, Paris
Quelle nouvelle horrible !!! Que peut-on faire ?


De Xavier Thomas, Radio grenouille
Mais voyons, le cinéma se porte trèèèès bien à Marseille, avec plein de nouveaux multiplex complexés où l’on peut s’assoir couché, où entre deux bouchées de popcorn on peut voir une programmation standardisée, normalisée, sans esprit, sans diversité.
Ne vous faites pas d’illusions, la fin des politiques culturelles n’est pas qu’une mesure d’économie, c’est une mise au garrot des artistes, créateurs, intellectuels, ennemis de la soumission par l'entertainment. À chaque saison, à chaque tour de manivelle ils sentent le pouvoir leur serrer un peu plus la gorge pour les empêcher de crier.
Cessez de négocier avec ceux qui n’ont d’autre but que vous anéantir.
Trouvez d’autres interlocuteurs, d’autres bailleurs de fonds, d’autres soutiens.
Votre public, par exemple.
Amitiés attristées


De Pierre Bouvier, EHESS-liac, Nanterre
En sympathie et soutien contre les péripéties plus que négatives qui s'annoncent sur la scène marseillaise.


De Christelle Rabier - EHESS, Marseille. Maîtresse de conférences en sciences sociales, Ehess (site Marseille)

A ses collègues

Chères et chers collègues,

Je me permets de vous écrire car vous avez eu la chance de partager de grands moments au Polygone étoilé, qui est un partenaire sans faille de l'EHESS depuis 2015, date à laquelle l'équipe nous a ouvert ses locaux, fait découvrir son outil cinématographique, invité à discuter ses savoir-faire et dont la qualité du partenariat ainsi noué en 2015 n'a pas été démentie depuis, en dépit de la réduction brutale du niveau des subventions.

Dans le cadre de Questionner le monde (2015-2017), Jean-François Neplaz a présenté la séance "Caméras" (20 avril 2015), Nadine Wanono y a présenté son flm " A l’ombre du Soleil, Funérailles et Intronisation du Hogon d’Arou" (1e juin 2015).

L'équipe a co-programmé et accueilli les films projetés dans le cadre du colloque international Fabriquer l'Afrique (28-29 septembre 2015); puis accueilli la projection de Theatrum Botanicum ((Uriel Orlow, 2016-7) : The Crown against Mafavuke 18’ 45" ; Imbibizo Ka Mavafuke (Mafavuke’s Tribunal) 28” ; Muthi 12’ 30”) de Uriel Orlow (2016-2017), en présence de l'artiste, dans le cadre l'école doctorale thématique La mondialisation de la santé (26 octobre 2017). Plus récemment, ils avaient accueilli une séance du séminaire " Le son des sciences humaines " pour exposer l'ensemble de la chaîne de production du son enregistré, depuis sa captation jusqu'à la post-production.

Récemment encore, jeudi dernier 23 mai 2019, le Polygone étoilé a accueilli les performances acousmatiques et radiophoniques de João Fernandes, Loïse Bulot, Nicolò Terrasi et de Copie Carbone dans le cadre du colloque international "Faire silence: expériences, matérialités, pouvoirs ".

Ce partenaire n'a eu de cesse de nourrir par un dialogue alliant exigence, qualité et créativité artistique les projets portés dans le cadre de l'EHESS Marseille.

Lieu unique de création cinématographique de la région Sud, il vient d'apprendre que, si la Ville de Marseille maintient à haut niveau sa subvention, le Département des Bouches-du-Rhône et la Région PACA continuent à ré duire la subvention au point de ne plus assurer la pérennité de l'outil (location des murs, entretien du matériel, gestion), sans même parler du soutien à la création artistique. Vous découvrirez dans le livret joint à ce courriel l'importance de l'activité de création, enrichie de projets à destination des enfants et des collégiens des quartiers de la Joliette, de la Belle de Mai et du Panier. Récemment, l'association avait imaginé un projet ambitieux de numérisation de matériaux audiovisuels aux supports peu pérennes, dont ils attendaient beaucoup pour développer des fonds propres et conserver une mémoire audiovisuelle des années 1980-90 qui disparaît.

Les membres de l'Association Film Flamme-Polygone étoilé vous convient à une conférence de presse le 11 juin 2019 pour signifier la fermeture du Polygone étoilé et invitent ceux et celles qui le souhaitent de lui envoyer marques de soutien afin d'inciter les tutelles à revoir leurs arbitrages avant la fermeture définitive du lieu.


En vous remerciant pour votre compréhension, et pour les minutes que vous prendrez pour leur écrire un mot, meilleures salutations,


Eliane Mathieu, Peuple et Culture Marseille
Bravo en tout cas pour cette invitation, il est vraiment temps que les associations en déclin se réunissent. Entre tout arrêter ou continuer à chercher de l'argent de partout en faisant porter la baisse des moyens à des personnes de bonne volonté mais épuisées il y a peut-être des actions et des réflexions à mener. Je ne serai pas là avant 19h mais je viendrai.


De Claire Renier, cinéaste, plasticienne, enseignante, Paris
Membre du CA de LIght Cone, ancienne enseignante à l'Ecole d'Art d'Aix-en-Provence.

Chère équipe du Polygone étoilé, 

J'écris cette lettre aujourd'hui car je viens d'apprendre la nouvelle de fermeture du POLYGONE ETOILE, et j'en suis extrêmement attristée. 
L'idée de perdre cet endroit cet endroit de vie, de création, de rencontres, est affligeant. 
Je préfère parler de ma propre expérience et connaissance de ce lieu, amener des faits concrets, qui montrent que la perte de ce lieu va être incommensurable non seulement pour le quartier, la ville,  la région, mais aussi sur un plan national et international. 
Je connais ce lieu depuis des années, depuis 2004 précisément, depuis 15 ans, date à laquelle j'ai commencé à faire venir des étudiants de l'école d'art d'Aix. Ils assistaient aux projections ainsi qu'aux débats qui suivaient ces projections, qui représentaient une vraie source pédagogique pour les étudiants et nourrissaient leur regard sur le cinéma. Les étudiants ont continué à venir, même après être sortis de l'école, certains pour montrer leur film. 
Il s'agit d'un endroit qui représente pour beaucoup d'artistes et de réalisateurs et réalisatrices (dont je fais partie), un lieu de référence qui nous permet de découvrir et en particulier lors de la fameuse "semaine asymétrique", 
d'aiguiser son regard et sa sensibilité en découvrant de nouvelles "pépites" du cinéma de recherche, qu'il soit de fiction, de recherche ou expérimental. 
Nous sommes très nombreux en tant que réalisateurs et réalisatrices à nous retrouver, à échanger à nous continuer à nous "former" lors de ces moments précieux de rencontre est d'échanges lors de cette "université" vivante. 
En effet, la plupart des réalisateurs viennent présenter leurs films in vivo, échanger avec le public, ce qui fait de ce lieu un endroit d'exception. 
Résidant depuis quelques années à Montreuil en région parisienne, je n'ai cessé depuis des années autour de moi d'inviter des personnes à découvrir ce lieu exceptionnel qui reste, selon moi, unique en France. 
C'est pourquoi depuis des années, je reviens tous les ans assister à la Semaine Asymétrique, et j'ai toujours autant de plaisir à retrouver son équipe si active, passionnée et accueillante, à retrouver des ami(e)s et échanger lors des débats qui réunit des gens de toutes les générations et de toutes professions. 
Je salue d'ailleurs le travail qui est fait depuis des années de sensibilisation effectué avec les jeunes du quartier, qui lors d'ateliers réalisant des films de qualité, les montrent et les présentent lors de la Semaine Asymétrique. 
C'est un vrai bonheur à chaque fois et témoignent d'une vraie rencontre entre les jeunes avec l'art et la culture dans des quartiers pourtant assez défavorisés. 

J'apprends ainsi qu'il y a donc une baisse de l'aide financière des collectivités et un risque de fermeture du POLYGONE ETOILE. 
Au regard de la pertinence du travail effectué par ce lieu depuis des années, le recul de ces aides est incompréhensible. 
J'aimerais que mon témoignage puisse s'ajouter aux autres courriers afin qu'il y aie un sursaut du côté des collectivités, afin qu'elles maintiennent leur aide financière. 
J'en serais extrêmement touchée, ainsi que de nombreuses personnes autour de moi, dans le milieu du cinéma. 
Si je peux faire quoi que ce soit pour vous aider, n'hésitez pas. 

Bien à vous tous et toutes, Claire Renier


De Florence-Louise Petetin, artiste, Marseille
Je suis vraiment désolée pour ce qui arrive. Je ne comprends pas. Oui quel dommage ! J'espère que des aides et des solutions vont arriver. Bon courage.


De Jeremy Gravayat, cinéaste, Paris, L'Abominable
Bonjour les ami.e.s
QUELLE HORREUR, QUELLE TRISTESSE
C’EST SI SOUDAIN, même avec les discussions récentes et l’état actuel, difficile a réaliser vraiment, là en quelques lignes
Imaginant qu’il n’y avait donc plus aucune autre alternative du côté du collectif... et qu’il n’y aura donc plus ce lieu magnifique?? ces rassemblements, toutes ces fabrications, les énergies nouvelles sans cesse aussi...
Il faudra que d’autres existent alors, mais avec ce niveau d’exigence, de liberté, et d’ouverture...
j’ai fait suivre a des amis, me tiens informé, j’aurais vraiment aimé pouvoir me déplacer pour être avec vous le 11, serai la en pensées
Dites si des lettres de soutien ou quoi que ce soit peuvent être utiles, ou au moins se manifester, par exemple du côté de l’Abominable entre autres…
FORCE et pensées, encore et encore, car ils n’ont pas fini de faire pousser le désert… Mais franchement, je n’arrive pas a y croire. c’est un enterrement terrible.


De Muriel Modr, artiste, éditrice, Marseille
Cher Polygone, je ne suis pas sur Facebook... j'apprends par Alain qui me relaie cette très mauvaise information qui malheureusement n'est pas si surprenante bien qu'on espère toujours et à tors un sursis. Pris dans la charge
déjà très grande de s'occuper d'un lieu avec toutes ses facettes avec il faut le rappeler quand même peu de moyen au regard des accueils et productions et matériel offert c'est très difficile de prévoir en plus des attaques négatives. Chaque lieu est seul car rien ne s'est constitué en parallèle pour veiller au soutien suivi information comme une sorte de syndicat des arts et des amateurs, amateurs plutôt que public mot vidé de sens.Je ne sais pas s'il est trop tard ou trop tôt et pourtant j'imagine que tous les cinéastes de France et d'ailleurs pour qui ce lieu est vital tant pour monter échanger montrer et débattre des films encours vont réagir à cette amputation. C'est une chaîne de relations qui serait rompue et un précieux investissement matériel.
Avec Alain on ne sera pas à Marseille en Juin le 11, nous suivrons vos informations. A bientôt, Muriel


De Solange Poulet, Festival AFLAM, Marseille
Non, j’espérais que les risques s’étaient éloignés... je ne m’attendais pas du tout à ça. Je suppose que l’AARSE peut servir de levier à la mobilisation ?
Courage. On est nombreux, à Marseille mais bien au-delà, à ne pas vouloir perdre ce lieu !


De Aline Fischer, cinéaste
J'étais ce week end au festival HS de doc expérimental à la Gare exp aux Lilas avec Lo Thivolle... Il y planait un vent de semaine asymétrique ! une des meilleures manifestations du monde, sinon la meilleure!
Quelle tristesse d'apprendre ce qui arrive en ce moment au Polygone étoilé. C'est révoltant.
J'espère que la lutte prend forme et ose vaincre!


De Eliane De Latour, cinéaste, anthropologue, Paris
Vraiment désolée de cette nouvelle qui en même temps va dans le sens que l’on connait trop. Je ne suis pas à Marseille le 11 juin. Malgré un sentiment pessimiste, j’espère que vous pourrez rebondir, peut-être en association avec d’autres ? Soutien fort !


De Stéphane Manzone, cinéaste, Bruxelles
Salut Martine, je repasse sur tes mails bien affreux...
Tu en parlais déjà il y a quelques années, mais je ne suis pas sûr que l'idée survive sans le lieu... Est-ce qu'il n'y a pas d'autres solutions ? Fermer, vraiment? ça m'atteint, difficile d'être avec vous le 11 juin, mais je viens de
passer quatre heures avec Aurélia Barbet ici à BXL, on ne parlait que de ça... Pas envie de sacrifier à la tristesse, pas envie de voir ce lieu devenir autre chose, même sans argent...
Tiens-moi au jus !


De David Yon, cinéaste, Marseille
Je serai là le 11 juin. Si tu veux que je relaye des choses sur Derives.tv, dis-moi.
http://derives.tv/cinema-hors-capital-e-entretien/
Des bises, bien à toi, à vous, David


De Juliette Grimont, SHELLAC, Le Gyptis, Marseille
Je viendrai ! Je pense bien à vous et à votre disposition si on peut vous aider. Bises, Juliette


De Marc Scialom, cinéaste, écrivain, Avignon
Totalement désolant, mes chers amis ! Avec ma très grande amitié, Marc


De Florence Pezon, cinéaste, Marseille
Je serai là le 11, si besoin d'un coup de main avant, dites-moi, Florence


De Thomas Caspar
Bonjour c'est moi,depuis tout petit je me forme dans l'espoir d'avoir un travaille parmi vous donc cette nouvelle m'atriste mais j'ai besoin de croire en vous allors lachez rien.
Dans le sud de la france le souvenir du film avec Caroline est le seul proféssionellement qui m'est intéréssé a faire de l'art vivant avec ceux que mes parents aurais pu m'apporter de mieux si seulement vous aviez pu me soutenir qu'on peu avoir une vie équilibré dans l'histoire du cinéma en commun.
Qués que je vais faire du matos de cinéma de mon père décéder ci ce n'est tout foutre a la décharge maintenant. Bon la modernité ne doit plus vouloir de musée maternellement créatif, has been l'évolution,j'ai du prendre un sacrée coup de vieux en rêvant.


De Julien Atom
Mais ILS veulent quoi ? Détruire tout ce que Marseille avait de bon ? De curieux ? D'engagé ? Marseille va devenir une ville lisse, américanisée (amère, mécanisée)...


De Anne-Marie Lallement, cinéaste, Paris
Tristesse tristesse, aucun mécène... il faudrait voir s'il reste de la cagnotte côté gens qui aiment vraiment le ciné. Je pense à Agnès. B....et qui sait du côté des patrons de carrefour ou autres... certains soutiennent des librairies et voir aussi du côté de Frédérick Mitterrand . Nous sommes dans régime libéral il faut utiliser les armes du marché. Et si une vraie pétition circulait... Avec tous ceux qui sont passés par le polygone avec leurs films leurs ateliers tous ces jeunes qui...se sont formés au montage au tournage au son ??
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