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FLACKY ET CAMARADES, LE CINÉMA TIRÉ DU NOIR DE AARON SIEVERS, numéro 2

Textes de Aaron Sievers, Jean Duflot, Marc-Henri Piault, Christian Hottin, Jean-François Neplaz, Marie-Jo Aiassa, Kiyé Simon Luang.
Textes extraits du film : André Flament, Roger Moreels, Ignace Flaczynski.
Format 13x18, 144 pages (16 pages couleur, 128 pages noir et blanc, 42 images,
DVD encarté du film Flacky & camarades ou le cheval de fer (103 mn) avec court métrage La leçon de cinéma de Pierre Gurgand (11 mn), prix 25 €


"à la fin des années soixante-dix, Pierre Gurgand, réalisateur, alors conseiller technique et pédagogique auprès de l’Institut National d’éducation Populaire,
avait déplacé les stages cinématographiques et photographiques dans les corons, au cœur du peuple, entre Lens, Sallaumines et Liévin.
C’était la fin des mines, le lent démantèlement de l’industrie lourde, une page de l’histoire ouvrière se tournait.
Nous nous sommes retrouvés, longtemps plus tard, dans un même « faire » cinématographique. Les outils étaient là, au Polygone étoilé.
Nous avons commencé à revoir et écouter, ensemble, les trente heures d’images et les deux cents heures de sons enregistrés par son équipe,
et par les stagiaires au cours de ces années passées en Pays Minier. En 2003, au lendemain du décès de Pierre, tenant promesse et m’entourant de complices,
je me suis mis à la table de montage pour me confronter à cette matière monumentale. Il s’agissait tout d’abord d’extraire la parole des mineurs,
d’extraire leur mémoire et de la remonter à la lumière. La fragilité des images inversibles 16 mm, mais aussi la réelle présence des stagiaires, perceptible dans la matière filmée,
par les mouvements, leurs tremblements, les temps de prises de vue et leur rythme, m’ont conduit à conserver la durée initiale des plans et à réaliser un montage cut, sans coupes.
La fragilité des images, entre surexposition, flous et filages, fait surgir l’humain comme une apparition".
Aaron Sievers



Aaron Sievers ouvre le livre bien sûr, qui nous dit ses choix esthétiques (et par conséquent, politiques). On lira ensuite un texte de Jean Duflot, critique et scénariste,
qui en 2005 au tout début du travail, donne à voir la dimension collective de Flacky, depuis les filmages de Pierre Gurgand jusqu’au film d’aujourd’hui.
Marc-Henri Piault, cinéaste et anthropologue, inscrit le film dans le mouvement plus général de l’anthropologie visuelle, où il interroge la relation critique entre filmés et filmeurs,
et le passage d’une relation de domination à une relation de partage dans la construction de l’image.
Christian Hottin, conservateur du patrimoine attaché à la direction générale du patrimoine du ministère de la culture,
explore sa valeur patrimoniale, dans ses dimensions archivistique et immatérielle.
Marie-Jo Aiassa nous précise les matières de ce « fonds minier » qu’elle a constitué avec Pierre Gurgand et Gilles Brunet,
et nous laisse entendre le rêve d’émancipation que portaient les ateliers mis en place par l’Institut National d’Education Populaire.
Jean-François Neplaz, lui, trace les filiations, de ces ateliers du Nord à ceux qui sont menés à Marseille avec les habitants de la Joliette,
ou du Panier par le collectif Film flamme, producteur de Flacky.Et chemin faisant, déplace la question de la valeur artistique de ces productions-là.
Enfin, Kiyé Simon Luang, cinéaste, nous emmène sur le chemin du prochain film de Aaron Sievers.


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